L’Institut Cochin accueille 2 nouvelles équipes en février 2026

Deux équipes dirigées par Lejla Imamovic d'une part et Alexandre Mayran et Andrew Oldfield d'autre part, ont été sélectionnées à l'issue de l'Appel Offre "nouvelle équipe" lancé par l'Institut Cochin en 2025. 

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Lejla Imamovic, Alexandre Mayran et Andrew Oldfield

Équipe « Déchiffrer le rôle de la matière noire virale dans l'homéostasie microbiome -système immunitaire », dirigée par Lejla Imamovic

Lejla Imamovic, chercheure Inserm, était jusqu’à présent responsable du groupe "Microbiome-host interactions" au Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses (CIMI). Ses recherches portent sur les interactions entre le microbiome et le système immunitaire dans les maladies inflammatoires et auto-immunes.

L'intestin humain abrite des milliards de virus infectant les bactéries, appelés bactériophages, mais nous connaissons encore très peu leur impact sur notre santé. Bien que ces virus n'infectent pas les cellules humaines, ils peuvent interagir avec le système immunitaire et jouer un rôle important dans la santé intestinale.
Le projet de cette équipe à l'Institut Cochin vise à comprendre comment les virus intestinaux interagissent avec les anticorps humains et comment les antibiotiques perturbent l'équilibre entre le microbiote intestinal et le système immunitaire. L’équipe étudiera l'évolution de ces interactions au fil du temps et leur éventuelle amélioration après un traitement antibiotique.

En combinant expériences in vitro en laboratoire, expérimentation animales et analyses informatiques, elle espère identifier des virus intestinaux encore non explorés et comprendre leur influence sur l'immunité. Ces recherches pourraient ouvrir la voie à de nouvelles méthodes pour protéger et restaurer la santé intestinale et optimiser l'utilisation des antibiotiques.

Équipe « Régulation du Génome dans la Plasticité Cellulaire et Tissulaire », dirigée par Alexandre Mayran et Andrew Oldfield

Alexandre Meyran était auparavant chercheur au Swiss Federal Institute of Technology (EPFL) à Lausanne, Suisse ; ses recherches portent sur la transition épithélio-mésenchymateuse dans un contexte de développement en utilisant des modèles in vitro de mammifères.
Andrew Oldfield, chercheur CNRS à l’IGH, CNRS UMR 9002 à Montpellier étudie la transition épithélio-mésenchymateuse pathologique dans un autre contexte : la progression du cancer et des métastases.

Leur projet en tant que co-responsable d'équipe à l'Institut Cochin consiste à déterminer comment la régulation du génome est dynamiquement réorganisée lorsque les cellules changent d'identité. En se concentrant sur les enhancers, des éléments régulateurs de l'ADN qui contrôlent où et quand les gènes sont exprimés, ils étudient la transition épithélio-mésenchymateuse, un événement de reprogrammation cellulaire crucial pour le développement embryonnaire mais exploité par les cancers métastatiques. Pour capturer comment la régulation génique se déroule en temps réel, ils combinent des modèles de pseudo-embryons, la génomique unicellulaire, l'imagerie en temps réel et l'ingénierie du génome. Faisant le pont entre la biologie du développement et l'oncologie, leurs travaux visent à décoder la logique régulatrice de la plasticité cellulaire et à l'exploiter pour construire la prochaine génération de modèles embryonnaires dérivés de cellules souches tout en découvrant de nouvelles stratégies anti-métastatiques.