Thèse préparée sous la direction de Florian Britto & Thierry Launay, équipe Physiopathologie du système neuromusculaire
Résumé
Cette thèse explore en profondeur la complexité du muscle squelettique, mettant en lumière sa remarquable plasticité et le contrôle fin de sa masse et de ses fonctions par des mécanismes métaboliques et transcriptionnels. Elle détaille la diversité des fibres musculaires tant au niveau typologique que métabolique, et présente les voies de signalisation clés modulant la synthèse et la dégradation protéique, la régénération musculaire via les cellules satellites, ainsi que les interactions entre facteurs mécaniques et biochimiques. Un accent particulier est mis sur le rôle du facteur de transcription SIX1, qui influence la spécialisation des fibres rapides glycolytiques et leur métabolisme, en favorisant l’effet Warburg et la glycolyse intensive. Cette thèse intègre également les adaptations musculaires à différents types d’exercice (endurance et résistance) et propose des méthodologies innovantes comme la technique FLASH pour analyser simultanément le typage contractile et métabolique des fibres. Ces travaux fournissent un cadre compréhensif pour comprendre les déterminants moléculaires et fonctionnels de la plasticité musculaire, avec des implications potentielles pour la gestion des pathologies musculaires et l’optimisation des interventions thérapeutiques et sportives.