Décodage du signal motoneuronal rapide : de la spécification de la fibre à la vulnérabilité pathologique
Edgar Jauliac
30
octobre 2026
Infos pratiques
🧬 Comment l’activité des motoneurones détermine-t-elle l’identité des fibres musculaires rapides ?
Cette thèse explore les mécanismes moléculaires qui permettent au muscle de traduire l’activité des motoneurones rapides en un programme spécifique de la fibre musculaire.
🔬 Ces travaux identifient c-MAF comme un acteur clé de cette communication entre neurone et muscle. Une stimulation à haute fréquence favorise son accumulation dans le noyau des fibres musculaires, où c-MAF contribue à contrôler l’expression des gènes caractéristiques des fibres rapides glycolytiques et participe également à la stabilité de la jonction neuromusculaire.
📊 Les résultats montrent par ailleurs que l’absence d’innervation ou de c-MAF perturbe l’identité des fibres musculaires rapides et modifie leur environnement cellulaire. Dans un modèle de sclérose latérale amyotrophique (SOD1 G93A), une diminution du c-MAF nucléaire est observée dans certaines fibres dès le stade présymptomatique.
💡 Ce travail met ainsi en évidence un nouveau mécanisme reliant l’activité motoneuronale, la régulation de l’expression des gènes et l’identité des fibres musculaires, et apporte de nouvelles pistes pour comprendre leur vulnérabilité dans des contextes pathologiques.
Direction de thèse : Dr Pascal Maire