Institut de recherche biomédicale
     
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    Bases moléculaires du syndrome de Meier-Gorlin

    Objectif scientifique :

    Plusieurs syndromes humains sont causés par des mutations de gènes codant pour des facteurs régulateurs de la réplication de l'ADN : syndrome de Seckel, syndrome de Bloom, pour ne citer qu'eux. Ces syndromes ont pour caractéristiques communes des défauts de croissance ou nanisme primaire.

    Le Syndrome de Meier-Gorlin (MGS) est une maladie autosomique récessive rare qui associe une petite taille avec croissance faible à un nombre variable d’anomalies développementales comme des petites oreilles ou l’absence de rotule (ORPHA: 2554). Depuis 2011, des recherches ont montré que des mutations des sous-unités du complexe ORC (complexe de reconnaissance des origines de réplication), de CDT1, de GEMININ, de CDC45 et des sous-unités du complexe MCM sont impliquées dans l’étiologie de la maladie. Les mutations causant le phénotype le plus sévère altèrent la fonction du gène codant la sous-unité ORC1 du complexe ORC, et la plus récurrente d’entre elles correspond à la substitution de l’arginine 105 par la glutamine dans le domaine BAH (pour “bromo-adjacent homology” en anglais), un domaine fonctionnel fortement conservé chez les mammifères (OMIM : 224690).

    Notre équipe cherche à comprendre :

    • Quelles sont les conséquences moléculaires et cellulaires des mutations MGS dans les cellules humaines ?
    • Existe-t-il d'autres foncitons, non canoniques, associées aux facteurs d'initiation de la réplication ?
    • Quelles sont les fonctions biologiques des facteurs d’initiation de la réplication au cours de l’embryogenèse précoce ?

     

    Publications :