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    Analyse de la différenciation érythroïde humaine, murine et aviaire : évolution du protéome et des histones


    Marjorie Leduc

     

    Mardi 23 mars 2021 à 15h

    Institut Cochin (par visioconférence)

     

     


    Directeur de thèse : Patrick Mayeux

    Equipe à l'Institut Cochin : Hématopoïèse Normale et Pathologique

    Département : Développement, Reproduction, Cancer (DRC)

    Résumé :

    La différenciation érythroïde terminale (DET) correspond à la formation de globules rouges à partir des progéniteurs. J’ai utilisé l’analyse protéomique pour caractériser l’évolution du protéome des cellules murines, humaines et aviaires lors de la DET. Entre 5000 et 8000 protéines ont été quantifiées en nombre de copies par cellule dans ces différents modèles. Les principaux résultats sont les suivants :

    1- Les différences importantes entre les DET humaine et murine décrites au niveau des transcriptomes sont largement réduites au niveau des protéomes.

    2 - Les érythroblastes de poulet présentent des caractéristiques moléculaires très différentes de celles des cellules érythroïdes murines ou humaines comme l’augmentation d’expression de KIT lors de la DET.

    3- Contrairement aux lignées murines généralement utilisées GIER et MEL qui ne réalisent qu’une différenciation partielle, les cellules MEDEP réalisent une DET complète, semblable à celle des cellules primaires.

    4- En utilisant différentes approches dont certaines basées sur l’utilisation d’isotopes lourds (SuperSILAC), j’ai montré que, contrairement à une hypothèse défendue par différentes équipes, la quantité totale d’histones nucléaires ne diminue pas au cours de la DET.

    5- En utilisant une méthode de digestions multiples, j’ai identifié les isoformes d’histones exprimées dans les cellules érythroïdes et leur évolution au cours de la DET. J’ai réalisé une analyse de leurs modifications post traductionnelles qui a montré l’augmentation transitoire de la phosphorylation des résidus 18 des histones H1.3, H1.4 et H1.5, ainsi que de nombreux changements de modifications post traductionnelles des histones H3 jusqu’ici jamais décrites lors de la DET.